Thèses de santé sur l'alimentation végétale

Présentation

Liste et détails des thèses de santé soutenues en France sur l’alimentation végétale.

2021

Faculté :Paris-Saclay

Directeur de thèse : Pr Kansau Imad

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Résumé : –

Faculté : Angers

Directeur de thèse : Nathalie Deshaies

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Résumé : Introduction : le végétalisme est une pratique alimentaire excluant tout aliment d’origine animale. Il n’y a actuellement pas de recommandations concernant la diversification alimentaire chez l’enfant avec ce type d’alimentation. L’objectif principal de ce travail est d’élaborer une synthèse des recommandations gouvernementales internationales afin d’aboutir à un tableau de diversification alimentaire alternatif. Les objectifs secondaires sont de déterminer les besoins en macronutriments et en micronutriments. Méthodes : une revue narrative de littérature a été réalisée. Les bases de données suivantes ont été interrogées : Cochrane Library, Google Scholar, Lissa, Sudoc, PubMed, Scopus, Science direct. Les recherches ont été également effectuées sur les bases de données des ministères de la santé et sur les sites des associations nationales et internationales en faveur du végétalisme. Résultats : 64 références ont été sélectionnées. Chacune a été analysée suivant la méthodologie suivante : classement des références par pays puis par continent ; extraction et classement des données selon les critères suivants : besoins en macronutriments, besoins en micronutriments, alimentation lactée, diversification alimentaire. Toutes les catégories d’aliments (fruits, légumes et tubercules, céréales, légumineuses, oléagineux, matières grasses) peuvent être introduites dès l’âge de 6 mois. L’allaitement maternel à la demande ou la prise quotidienne de 500 à 800 ml de préparation infantile permet d’apporter la majorité des besoins en macronutriments et micronutriments. Pour compléter les besoins avec l’alimentation solide, des quantités journalières pour chaque catégorie ont été estimées. Les besoins en vitamine B12 et en vitamine D ne peuvent être comblés par l’alimentation et nécessitent une supplémentation. Conclusion : la diversification alimentaire chez l’enfant avec une alimentation végétalienne doit faire l’objet d’une bonne planification et inclure les supplémentations nécessaires afin de garantir une croissance et un développement normal chez l’enfant. Il est nécessaire que les professionnels de santé soient formés à ce type d’alimentation pour pouvoir accompagner les parents dans ce choix afin d’éviter tout risque de carences nutritionnelles potentiellement graves chez ces enfants.

Faculté : Strasbourg

Directeur de thèse : –

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Faculté : Grenoble

Directeur de thèse : Christophe Moinard

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Résumé : Depuis quelques années, l’intérêt des protéines végétales dans l’alimentation humaine se développe. Le PNNS (Programme national nutrition santé) recommande de rééquilibrer dans notre régime le ratio protéines végétales/protéines animales, soit en quantité équivalente des deux sources avec un rapport de 1:1. Il est donc important de connaître les propriétés nutritionnelles de ces protéines mais également leurs limites. Dans cette thèse, sont abordés les différents paramètres de mesures nutritionnelles des protéines végétales. L’impact des protéines végétales sur les périodes clés de la vie est discuté. Plusieurs avis divergent et sont exposés dans cette thèse. Les risques et les effets sur les populations particulières ainsi que leurs besoins en protéines. Mais également l’implication du pharmacien d’officine en tant que conseiller, possédant des connaissances scientifiques, et sa capacité à informer ses clients/patients dans la supplémentation des protéines. Les avis des sociétés savantes sur les effets des protéines végétales lors de périodes clés de la vie sont abordés, de la grossesse aux personnes âgées. Également, l’impact des protéines végétales chez le sportif, où plusieurs études sont répertoriés ainsi que les compléments alimentaires disponibles.

Faculté : Aix-Marseille Université

Directeur de thèse : Frédérique Grimaldi

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Résumé : De plus en plus de personnes adoptent le régime végétarien pour des raisons diverses et parfois sans réaliser les conséquences qui puissent en découler sur leur santé. Parmi les populations végétariennes les plus sujettes au risque de carence, les femmes enceintes, qui voient par ailleurs leurs besoins en nutriments augmenter. Le risque de carence au cours de la grossesse est d’autant plus grand si la femme enceinte est végétalienne. Le végétalisme est un régime strict qui exclut non seulement toute viande animale, mais aussi les produits provenant de l’animal. La question est de savoir si un régime végétalien est compatible avec une grossesse. C’est ce que nous essaierons de voir à travers les études de bibliographie qui ont traité ce sujet.

Faculté : Paris

Directeur de thèse : Florence Campeotto

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Résumé : L’alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge est toujours sujette à de nombreux questionnements. Allaitement maternel ? Laits infantiles ? Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé recommande l’allaitement jusqu’à six mois, de plus en plus de laits infantiles arrivent sur le marché français pour les enfants non allaités. De même que la composition du lait maternel répond parfaitement tant qualitativement que quantitativement aux besoins nutritionnels du nourrisson, ces laits infantiles ont des formules qui elles aussi couvrent intégralement les besoins du nourrisson jusqu’à ce que son alimentation soit totalement diversifiée. Cette profusion de choix peut néanmoins entrainer des confusions chez certains parents, notamment ceux se tournant vers une alimentation végane à la fois pour eux et leur enfant par souci écologique ou suite à différents scandales sanitaires. Il est alors essentiel d’orienter ces parents vers des alternatives adaptées, de nombreuses carences pouvant apparaitre très rapidement. Cette thèse abordera le sujet des besoins nutritionnels de l’enfant en bas âge, des laits infantiles, ainsi que le rôle de l’accompagnement du pharmacien pour les parents cherchant à remplacer les protéines de lait de vache par des protéines végétales.

Faculté : Tours

Directrices de thèse : Véronique Meteier / Isabelle Dimier-Poisson

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Résumé : Depuis plusieurs années nous avons modifié nos habitudes alimentaires mais pas toujours dans le bon sens. La « malbouffe » a pris de plus en plus d’ampleur avec ses produits trop gras, trop sucrés, trop industrialisés, qui sont néfastes à notre organisme. A l’inverse, d’autres consommateurs se sont tournés vers des modes alimentaires plus restrictifs comme le végétarisme ou le végétalisme. Toutefois, ces derniers sont-ils meilleurs pour notre santé ? Nos besoins nutritionnels sont-ils suffisamment comblés ? Les risques de carences et complications ne-sont-ils pas trop importants ? Toutes ces questions seront abordées tout au long de cette thèse. Nous nous sommes également intéressés aux connaissances des pharmaciens d’officine sur ce sujet afin d’évaluer leur savoir et recueillir leur avis sur ces alimentations restrictives.

Faculté : Poitiers

Directeur de thèse : Laurence Barrier

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Résumé : Les régimes végétarien et végétalien connaissent un véritable engouement ces dernières années. Ils consistent à limiter, voire à exclure de l’alimentation les produits d’origine animale. Cependant, ces régimes alimentaires restrictifs peuvent potentiellement conduire à des carences nutritionnelles, notamment en protéines, calcium, fer et zinc, ainsi qu’en vitamine B12. L’objectif de cette thèse est de déterminer si la pratique de ces régimes végétarien ou végétalien est compatible avec le bon développement du nourrisson. Pour cela, un rappel des besoins nutritionnels du jeune enfant sera réalisé. Puis nous nous intéresserons à la composition du lait maternel des femmes végétariennes ainsi qu’à celle des préparations infantiles utilisables comme alternative à l’allaitement dans le cadre d’un régime végétarien. Enfin, la dernière partie sera consacrée à la diversification alimentaire du jeune enfant et à l’équilibre des apports nutritionnels dans ce type de régime.

Faculté : Nantes

Directeur de thèse : Guillaume André

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Résumé : En 2016, la communauté végétarienne en France est estimée à 2% de sa population et la végétalienne représente moins de 0,5%, mais ces chiffres sont susceptibles d’augmenter car la France baisse sa consommation de viande chaque année depuis 1990. Les marchés végétariens et végans français augmentent considérablement d’une année sur l’autre, et le mouvement végan suscite un intérêt croissant. Les personnes véganes suivent un régime végétalien, exclusivement composé de végétaux. Ils excluent donc de leur alimentation toute chair animale, ainsi que tout produits issus de l’animal (produits laitiers, œufs, miel). Dans les pays occidentaux, la diminution la consommation des produits issus de l’animal est principalement motivée par le bien-être animal, l’écologie ou la santé. Le végétarien ou végétalien serait plutôt jeune, entre 18 et 34 ans, cadre ou étudiant, et urbain. Ce régime touche également plus de femmes d’où la réflexion suivante : quel impact pourrait avoir un régime végétalien pendant la grossesse ? Une alimentation à base de plantes riche est considérée comme bonne pour la santé. Cependant, les risques dus à des carences nutritionnelles ne doivent pas être sous-estimés pendant cette période où les besoins nutritionnels sont accrus afin de créer la vie. L’objectif de cette thèse est d’évaluer si le régime alimentaire végétalien permet d’atteindre les recommandations nutritionnelles spécifiques aux femmes enceintes. Elle traitera du régime alimentaire végétalien dans la population générale, évaluera les nutriments susceptibles d’être en déficit par rapport au régime omnivore, et évaluera les effets bénéfiques ou néfastes sur la santé de la population végane. Seront ensuite abordés les impacts positifs et négatifs de ce régime alimentaire pendant la grossesse. Enfin, ce travail apportera des solutions et des outils aux pharmaciens d’officine ou autres professionnels de santé afin de répondre au mieux aux besoins de leurs patientes végétaliennes enceintes et plus largement à leurs patients végans.

Faculté : Strasbourg

Directeur de thèse : Eléonore Réal

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Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Nicole Darmon

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Résumé : Appliquée à la restauration scolaire, une alimentation durable est une alimentation nutritionnellement adéquate pour les enfants, prenant en compte leurs habitudes et leurs goûts, à un coût abordable et équitable, et respectueuse de l’environnement. Or, une bonne qualité nutritionnelle n’est pas forcément associée à un faible impact sur l’environnement. Pour assurer la bonne qualité nutritionnelle des repas qui y sont proposés, la restauration scolaire est soumise à plusieurs lois et recommandations en France, notamment des règles de fréquence de service des plats à respecter dans une série de vingt repas successifs. Depuis novembre 2019, l’introduction d’au moins un repas végétarien par semaine, soit quatre repas sur vingt, est en cours d’expérimentation dans toutes les cantines françaises. L’objectif de la thèse était d’identifier dans quelle mesure l’offre végétarienne pouvait améliorer la durabilité des repas servis en restauration scolaire en France, en particulier dans ses dimensions nutritionnelles et environnementales. L’étude a porté sur les plats principaux (c’est-à-dire plat protidique et accompagnement) et les repas destinés aux élèves de classe élémentaire. Ce travail a été en parti guidé et enrichi par l’expertise des membres d’EnScol , un collectif de chercheurs et de professionnels de la restauration scolaire créé dans le cadre de la thèse en 2019. Une base de données existante de plats servis en restauration scolaire, dont la composition nutritionnelle avait été précédemment calculée à partir de leurs fiches techniques, a été complétée par les professionnels d’Enscol avec des plats végétariens plus récents. Dans un premier temps, la qualité nutritionnelle des plats principaux a été étudiée et comparée selon qu’ils étaient végétariens ou non-végétariens. Puis, des indicateurs d’impacts environnementaux issus de la récente base Agribalyse de l’ADEME ont été ajoutés à la base de données, et une approche d’optimisation a été mise en œuvre pour générer des séries de vingt repas composés de ces plats et respectant différents scénarios. Les scénarios différaient selon le nombre de composantes (entrée et/ou dessert, plat protidique, accompagnement, produit laitier), le nombre de repas végétariens par série de vingt repas (0, 4, 8, 12 ou 20) et la présence de viande de ruminant. La qualité nutritionnelle et l’impact environnemental des séries de repas ainsi générées ont été analysés. L’étude sur les plats principaux a montré qu’ils présentaient en moyenne de bons profils nutritionnels (SAIN,LIM et Nutri-Score), qu’ils soient végétariens ou non. Néanmoins ni le Nutri-Score, ni le SAIN,LIM ne permettaient de détecter les niveaux insuffisants ou le manque de nutriments protecteurs dans la sous-catégorie des plats végétaliens (sans produits animaux). Il est donc conseillé de rester critique à l’égard de l’utilisation des profils nutritionnels en restauration scolaire dans le but de garantir une nutrition adéquate aux enfants. L’étude sur la génération de séries de repas a souligné la difficulté de réduire l’impact environnemental sans altérer la qualité nutritionnelle. C’est néanmoins possible en combinant plusieurs leviers : augmenter le nombre de repas végétariens de quatre à douze sur vingt, favoriser les viandes hors ruminants et appliquer les règles existantes de fréquences de service de plats à l’exception de celle imposant le service de viande de ruminant au moins quatre fois sur vingt repas diminuerait l’impact environnemental des repas actuellement servis dans les cantines françaises (réduction des EGES de 50%) sans altérer leur qualité nutritionnelle. L’introduction de repas végétariens est nécessaire pour concilier nutrition et environnement en restauration scolaire, sans pour autant exclure la viande et les autres produits animaux. Ce travail de thèse donne des pistes de réflexion pour actualiser les règles de fréquence de service des plats et ainsi contribuer à proposer des repas plus durables aux écoliers.

Faculté : Paris

Directeur de thèse : Nora Gauffier

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Résumé : Introduction : À une époque où l’alimentation végétarienne séduit de plus en plus de monde, on peut imaginer que les régimes végétariens prendront une place croissante dans l’exercice des médecins généralistes. Méthode : Une étude descriptive transversale par questionnaire internet a été réalisée à destination des médecins non thésés et internes en médecine générale exerçant en Île-de‐France. Le questionnaire a été publié sur les réseaux sociaux. L’objectif de cette étude est d’évaluer les connaissances et les pratiques des internes en médecine générale en matière de régimes végétariens en Île‐de‐France. Résultats : Entre le 13 novembre 2020 et le 21 janvier 2021, 175 réponses ont été recueillies. La médiane de l’âge des médecins est de 27 ans. 69,7% des médecins se déclarent favorables au régime végétarien contre 5,7% qui se déclarent plutôt défavorables et aucun ne se déclare très défavorable. Seulement 1,7% des médecins déclarent déconseiller un régime végétarien et 12,5% un régime végétalien à un adulte sain. Les médecins dissuadant leur patient de suivre un régime végétarien/végétalien ont tendance à plus fréquemment pratiquer un examen biologique. Chez les végétaliens, 53,1% des médecins dosent les folates et la carence en vitamine B12 n’est pas évoquée par 28% des médecins. 92,6% des médecins se déclarent insuffisamment informés sur ces régimes et 94,9% sont intéressés par des informations. Conclusion : Les jeunes médecins de notre étude s’avèrent moins réfractaires et plus sensibilisés aux régimes végétariens/végétaliens que dans les études précédentes sur des médecins plus âgés, ce qui est un point positif pour l’évolution de la prise en charge de ces patients. Il existe un principe de précaution de la part des praticiens insuffisamment informés sur les risques réellement liés à ces régimes. Quelques messages fondamentaux (supplémentation en B12, dosage des folates inutile, absence de carence protéique…) pendant leur cursus pourraient demander un investissement minimal et avoir de réels bénéfices dans l’attente de recommandations officielles.

2020

Faculté : Bordeaux

Directeur de thèse : Baptiste Luaces

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Résumé : Introduction : l’alimentation végétarienne est de plus en plus pratiquée dans le monde pour des raisons éthiques (protection de l’environnement et des animaux) et de santé. 3% des Français seraient végétariens, et 10% envisageraient de le devenir. L’alimentation végétarienne entraîne une réduction de l’incidence des maladies cardio-vasculaires et de leurs facteurs de risques, de certaines maladies inflammatoires et des cancers. A ce jour, il n’existe pas de recommandation française ni de formation médicale. Le conseil nutritionnel spécifique des patients végétariens semble basé sur les représentations personnelles des médecins généralistes. L’objectif principal de ce travail est d’explorer les connaissances et les difficultés psycho-sociales rencontrées par les végétariens, ainsi que les perceptions et la prise en charge des médecins généralistes. L’objectif secondaire était d’explorer la communication médecin-malade autour de l’alimentation végétarienne. Méthode : une étude qualitative auprès de 15 personnes végétariennes et 15 médecins généralistes a été menée de décembre 2019 à avril 2020. Les entretiens semi-dirigés ont été exploités par analyse thématique. Résultats : la plupart des végétariens y compris les végétaliens ne se supplémentent pas en vitamine B12. Les végétariens rencontrent peu de difficultés psycho-sociales. L’alimentation est peu abordée en consultation alors que la nutrition a un rôle primordial à jouer en soins primaires. D’une part, les végétariens ne souhaitent pas mettre en difficulté leur médecin, d’autre part, celui-ci par manque de connaissance ou par non-considération de la nutrition évite d’aborder ce thème. Les médecins généralistes émettent peu de recommandations en raison du manque de formation et de leurs perceptions personnelles. Conclusion : ce travail met en lumière le besoin crucial de formation des médecins généralistes à la nutrition, en particulier végétarienne, à une époque où celle-ci concerne de plus en plus de patients.

Faculté : Bordeaux

Directeur de thèse : Cécile Le Bourdonnec

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Résumé : Le véganisme dépasse le cadre de la simple question de l’alimentation. Il est associé aujourd’hui à une véritable philosophie de vie. Cette thèse a pour objectif de s’interroger sur l’impact d’un régime végétalien sur la santé de la mère et du fœtus lors de la grossesse ainsi que sur le développement du nouveau-né, allaité par une mère végétalienne. A travers les différentes études menées jusqu’ici, le régime végétalien peut être considéré sans risque pendant la grossesse et la lactation à condition de supplémenter correctement les femmes enceintes et allaitantes et d’assurer un suivi médical régulier. Néanmoins, en l’absence de supplémentation et en ayant un régime alimentaire non équilibré, des carences peuvent être décelées notamment la carence en vitamine B12 qui est la plus fréquente dans la population végan. Les différentes carences peuvent provoquer des conséquences maternelles, fœtales et néonatales conduisant à des altérations du développement neurologique et psychomoteur du fœtus, allant même jusqu’à mettre en jeu le pronostic vital de la mère et de l’enfant. Ce travail est destiné aux professionnels de santé et plus particulièrement aux pharmaciens d’officine afin de les informer sur les conséquences d’un régime végétalien au cours de la grossesse et de l’allaitement. Il permet de les sensibiliser sur les différents compléments alimentaires disponibles et offre également une série de conseils nutritionnels à transmettre aux patientes pour prévenir d’éventuelles carences.

Faculté : Grenoble

Directeur de thèse : Isabelle Hininger Favier

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Résumé : Introduction : Le régime végétalien est de plus en plus populaire, particulièrement parmi la population française végane. Quel qu’il soit, un régime alimentaire non diversifié peut entraîner des carences en vitamines et oligo-éléments. L’hypothèse principale de l’étude est l’existence d’un manque d’information aussi bien du côté des patients que des professionnels de santé concernant ces carences. Ce manque d’information serait supérieur chez les végétaliens véganes et la mise à disposition d’un dépliant permettrait d’améliorer leurs connaissances. Matériel et méthode : Nous avons construit un dépliant pour évaluer le niveau de connaissance des populations de professionnels de santé et vegan à l’aide de questionnaires en ligne ; l’un à destination des professionnels de santé et l’autre à des non professionnels de santé véganes. L’évaluation portait sur la réponse de 4 mêmes questions puis de la lecture du dépliant et de nouveau la réponse à ces 4 mêmes questions. Résultats : Le fait d’avoir lu une seule fois le dépliant a eu un impact statistiquement significatif sur le répondant (p-value <0,0001) pour un totale de 193 professionnels de santé et 39 non professionnels de santé végétaliens. Une amélioration de bonnes réponses d’environ 31% a été notée après lecture du dépliant du côté des professionnels de santé et d’environ 44% du côté des non professionnels non végétaliens. Conclusion : Ce travail souligne l’insuffisance d’information quant au risque de carences en vitamines et oligo-éléments et l’intérêt d’un dépliant d’alerte. Cette enquête à petite échelle peut être une prémisse à une enquête à plus grande ampleur pour s’assurer d’un vrai impact de cette stratégie.

Faculté : Nantes

Directeur de thèse : Elisabetta Lanciano

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Résumé : Les médecins généralistes déclarent manquer de connaissances sur les régimes végétariens et végétaliens (végéta*iens), ce qui peut avoir un impact négatif sur la relation médecin-patient. Il n’existe pas de recommandations françaises sur la prise en charge nutritionnelle des patients végéta*iens, ni d’outils informatique d’aide à la consultation pour les professionnels de santé. L’objectif de ce travail était de proposer des recommandations francophones afin de réaliser un site médical : www.vegeclic.com. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une synthèse des recommandations internationales sur la prise en charge des patients végéta*iens. Ce travail a permis l’élaboration d’un questionnaire que nous avons soumis pour validation à un groupe d’experts selon une méthode Delphi en trois tours. Résultats : La synthèse initiale a été scindée en 55 items, répartis en cinq catégories (population générale / nourrissons, enfants et adolescents / femmes enceintes et allaitantes / personnes âgées / sportifs). Treize experts ont répondu aux trois tours de la ronde Delphi. A l’issue des trois tours, 48 items ont été jugés appropriés avec accord fort et seront intégrés au site Végéclic, trois items n’ont reçu qu’un accord relatif et seront intégrés au site avec la mention « accord relatif des experts » et justifications. L’item jugé incertain avec absence de consensus et les trois items exclus ne seront pas intégrés au site. Conclusion : Nous avons pu établir des recommandations sur la prise en charge nutritionnelle des patients végéta*iens pour toutes les catégories sauf pour les sportifs. Ces données seront intégrées au site sous forme de recommandations pour les médecins généralistes, et de conseils nutritionnels pour les patients.

Faculté : Nîmes

Directeur de thèse : Romain Vigne

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Résumé : Depuis quelques années, une diminution de la consommation de produits d’origine animale en faveur des produits d’origine végétale est en marche. Si bien qu’aujourd’hui, 2 à 5 % des individus adultes européens déclarent suivre un régime végétarien. L’alimentation pendant la grossesse demande déjà des besoins particuliers, mais avec l’émergence des alimentations tournées vers le végétal chez les femmes en âge de procréer, les professionnels seront de plus en plus confrontés à des situations nutritionnelles complexes. L’enjeu pour les professionnels de santé est de s’adapter à ces changements d’alimentation pour répondre aux besoins de leurs patientes afin de les accompagner pour vivre leur grossesse de manière sereine. Dans cette étude, il est montré que de nombreux professionnels de santé peuvent manquer de connaissances pour assurer une prise en charge en adéquation avec les avancées scientifiques sur le sujet. Des ressources pour apporter des éclairages dans l’accompagnement de ces patients peuvent également être trouvées.

Faculté : Reims

Directeur de thèse : Sahar Moussa-Badran

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Faculté : Angers

Directeur de thèse : Anne Marie Le Ray-Richomme

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Résumé : La vitamine B12 ou cobalamine est nécessaire au fonctionnement de l’organisme, notamment dans les cellules nerveuses et sanguines. Elle intervient dans la formation des globules rouges, l’apprentissage, la mémoire et la synthèse d’ADN. Dans l’alimentation, la vitamine B12 est liée aux protéines animales, de ce fait son apport est faible ou nul dans les régimes végétariens. Ceci implique une surveillance du stock de l’organisme et parfois une complémentation afin de limiter le risque de déficit. Quel est le rôle du pharmacien dans l’accompagnement des patients végétariens en particulier dans la prévention de la carence en vitamine B12 ? Après avoir présenté les sources d’apport et quantités nécessaires au métabolisme chez l’Homme, nous avons décrit la carence. Nous avons rassemblé les conséquences connues avant d’analyser comment y palier avec les médicaments disponibles sur le marché. D’après les études actuelles, il ne semble pas y avoir de forme de cobalamine plus efficace qu’une autre du fait de l’existence d’un intermédiaire commun lors de l’assimilation. La cyanocobalamine est la plus étudiée et facile à produire. Les algues (nori, chlorelle, spiruline) ne représentent pas une source de vitamine B12 adaptée en raison d’une part importante de pseudocobalamine. Enfin, nous avons constaté qu’il n’est pas évident d’aborder le sujet de l’alimentation végétarienne au comptoir, pourtant l’accessibilité et la proximité pourraient inscrire le pharmacien comme acteur dans la prévention du déficit chez la personne végétarienne. Nous proposons des pistes pour l’échange et la conseil auprès de ces individus. A l’issue de ce travail, nous avons réalisé une fiche à destination des pharmaciens avec des informations synthétiques sur cette vitamine.

Faculté : Nantes

Directeur de thèse : Zahi Badran

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Résumé : Le véganisme associe un régime alimentaire végétalien à un changement des habitudes de vie excluant toute forme d’exploitation animale. Aujourd’hui, la prise en charge médicale d’un patient se doit d’être individualisée. Le but de cette thèse est d’évaluer l’impact de ce mode de vie sur la santé bucco-dentaire afin d’établir des pistes de prise en charge spécifique au patient végane. D’une part, nous discuterons des spécificités du patient végane pouvant influer sur sa santé bucco-dentaire: ses déficits vitaminiques, ses habitudes d’hygiènes bucco-dentaire, ses questions éthiques. D’autres part, une analyse de la littérature scientifique permettra de voir les possibles conséquences d’une alimentation végétarienne ou végétalienne sur la santé bucco-dentaire. Les principaux déterminants de la santé bucco-dentaire seront analysés: le risque carieux, l’érosion, les maladies parodontales, les cancers oraux et les pathologies orales.

Faculté : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Directeur de thèse : Cynthia Daou

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Résumé : Objectifs Observer et analyser les pratiques des sages-femmes dans la prise en charge des femmes enceintes végétariennes. Matériel et méthodes Un état des lieux des pratiques professionnelles a été mis en place au moyen d’un questionnaire comportant un cas clinique concernant une femme enceinte végétarienne. L’étude a été menée auprès de sages-femmes libérales et hospitalières dans tous les départements de France métropolitaine. Résultats 540 questionnaires ont été analysés pour connaitre la prise en charge des sages-femmes auprès des femmes enceintes végétariennes. Les sages-femmes considèrent le végétarisme adapté à la grossesse pour 73 % d’entre elles. Elles sont cependant 43 % à conseiller de manger à nouveau de la viande et/ou du poisson dans le cas de notre patiente qui est végétarienne depuis moins d’un an. Elles sont 39% à prescrire un bilan et 24% à prescrire un traitement spécifique en raison du végétarisme de la patiente.

Faculté : Picardie

Directeur de thèse : Catherine Mullié-Demailly

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Résumé : L’alimentation du nourrisson est un grand questionnement pour les parents. De nos jours, ils sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur la mise en place d’un régime végétalien pour leurs nourrissons, soit par choix (convictions éthiques), soit par nécessité (allergie aux protéines de lait de vache). Bien que l’allaitement maternel reste le meilleur choix et l’alimentation recommandée par l’organisation mondiale de la santé jusque 6 mois, des alternatives pour nourrir son nourrisson sans protéines animales existent sous la forme de préparations pour nourrisson à base de protéines de riz. Ces dernières sont les seules alternatives que le pharmacien pourra conseiller, les autres « laits » ou jus extraits de végétaux (soja, riz, amande etc.) n’étant pas adaptées aux besoins nutritionnels des enfants jusque 6 mois. Il est ainsi du rôle du pharmacien d’officine d’informer les parents quant aux dangers de l’utilisation de ces boissons végétales appelées à tort « lait » qui pourrait mettre en danger la santé de l’enfant. Un régime végétalien sera par contre possible dès 6 mois avec la diversification alimentaire, sous réserve de maitriser totalement les apports recommandés à cette tranche d’âge, en prêtant une attention particulière aux protéines, fibres, calcium, fer ainsi qu’aux vitamines B12 et D. En plus du conseil officinal, il est donc important dans ce cadre de savoir orienter les parents vers un spécialiste de l’alimentation végétalienne pour les nourrissons.

Faculté : Dijon

Directeur de thèse : Anne Denis-Perol

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Résumé : La diversification alimentaire est une étape clé dans la vie d’un jeune enfant. A l’heure actuelle, les recommandations ne sont pas identiques selon les sociétés savantes.Les besoins du nourrisson sont très spécifiques, à partir de 6 mois le lait maternel ne suffit plus pour couvrir les apports en macronutriments et en micronutriments. La physiologie du nourrisson, s’adapte et évolue permettant une nouvelle façon de s’alimenter. Une alimentation solide est donc nécessaire et la façon de pratiquer cette introduction a évolué à travers l’histoire selon des croyances plus ou moins scientifiques autour de cette thématique. La méthode la plus connue est de présenter les repas sous forme de purées lisses puis avec des petits morceaux. Les modes de vies évoluant, de nouveaux comportements alimentaires s’appliquent pour les nourrissons. Certains parents choisissent une diversification menée par l’enfant, le végétarisme voire le végétalisme. Cette période aussi courte soit-elle dans la vie, induit plusieurs conséquences : motrices, psychologique et la découverte de nouvelles saveurs et de textures… Elle doit être correctement menée afin d’éviter tout risque de carence et d’obtenir une croissance staturo-pondérale satisfaisante. Le pharmacien est un professionnel de santé au centre de la vie quotidienne, il est alors confronté à ces nouveaux comportements alimentaires et doit avoir la capacité d’écouter et de conseiller au mieux les parents dans leur choix nutritionnel.

Faculté : Bordeaux

Directeur de thèse : Catherine Feart

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Résumé : La forme sporadique de la maladie d’Alzheimer représente l’une des maladies neurodégénératives les plus répandues à travers le monde, demeurant toutefois incurable de nos jours ; les traitements pharmacologiques ne permettant que d’en atténuer les symptômes sans pour autant freiner la progression de la maladie. Dans un modèle « vie-entière » d’interaction entre prédisposition génétique et facteurs environnementaux, les endotoxines – des substances toxiques d’origine bactérienne à fort potentiel pro-inflammatoire – émergent en tant que facteurs préjudiciables dans le concept de vieillissement en bonne santé. L’alimentation, théoriquement capable d’agir à la fois sur la composition du microbiote intestinal (principal réservoir à endotoxines de l’organisme) et d’influencer le passage des endotoxines vers la circulation sanguine, représente une stratégie prometteuse dans la modulation de l’exposition aux endotoxines. Les objectifs de cette thèse ont été d’une part (i) d’évaluer l’association entre des profils alimentaires et un biomarqueur de l’exposition plasmatique aux endotoxines, et d’autre part (ii) d’évaluer l’association entre des biomarqueurs de l’exposition plasmatique aux endotoxines et le risque de maladie d’Alzheimer, au sein d’une population âgée. Compte-tenu de la nature multidimensionnelle de l’alimentation, deux approches complémentaires ont été utilisées pour définir l’exposition nutritionnelle. Le score d’adhérence au régime Méditerranéen (construit selon une approche confirmatoire a priori) ainsi que l’adhérence à un régime de type « prudent » (dérivé d’une approche exploratoire a posteriori) caractérisé principalement par une consommation riche en fruits et légumes et pauvre en biscuits, étaient inversement associés aux taux circulants d’acides gras 3-hydroxylés, un proxy de la quantification totale en endotoxines plasmatiques. À l’inverse, un régime de type « sud-ouest » caractérisé principalement par une consommation riche en alcool, viande, charcuterie et dans une moindre mesure en légumineuses et céréales était associé à des taux plus élevés d’acides gras 3-hydroxylés. Ces résultats suggéraient que l’alimentation pourrait être une piste prometteuse ciblant l’endotoxémie, et donc les processus inflammatoires en découlant, chez la personne âgée. Alors qu’aucune association n’a été mise en évidence entre les taux d’acides gras 3-hydroxylés à l’inclusion et le risque de survenue d’une maladie d’Alzheimer, des taux plasmatiques plus élevés de Lipopolysaccharides-Binding Protein (LBP) – protéine de transport des endotoxines – étaient associés à un sur-risque de maladie d’Alzheimer plus d’une décennie après. Étant donné que la LBP, essentielle dans l’initiation de la réponse immunitaire et inflammatoire aux endotoxines, est considérée comme un biomarqueur de l’activité biologique effective des endotoxines comparativement à la quantité totale en endotoxines circulantes, ces résultats suggéraient l’implication de l’endotoxémie dans la pathogenèse de la maladie d’Alzheimer.

Faculté : Rennes

Directeurs de thèse : Jeanne-Marie Membré, Fabrice Pierre, Sadrine Guillou

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Résumé : L’évaluation des effets de l’alimentation sur la santé, intégrant les composantes chimique, microbiologique et nutritionnelle, nécessite le développement de méthodes de quantification des risques-bénéfices. La viande rouge, classée comme probablement cancérigène par l’OMS, a été choisie comme objet de ces développements méthodologiques. Trois modèles probabilistes ont été établis permettant d’estimer les risques de cancer colorectal (CRC) et de maladies cardiovasculaires (CVD), les risques microbiologiques, et les bénéfices par la réduction de l’anémie par carence en fer (IDA). Les résultats ont été exprimés en nombre de cas et de morts, puis en nombre d’années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) pour comparer les résultats. Les estimations ont été réalisées par classe d’âge et genre ou pour la population Française, en quantifiant séparément la variabilité due à l’hétérogénéité de la population et l’incertitude due au manque de connaissance. Pour 100 000 personnes par an, la consommation actuelle de viande rouge est associée en moyenne à 7 [95% IC = 3–11] DALY dus aux toxi-infections alimentaires, 19 [95% IC = 8–33] DALY dus au CRC, 21 [95% IC = 12–32] DALY au CVD. En termes de bénéfice, la consommation de viande rouge pourrait réduire l’IDA jusqu’à 16 [95% IC = 11–20] DALY pour 100 000 personnes. Les techniques quantitatives développées ici avec l’exemple de la viande rouge peuvent s’appliquer à d’autres problématiques car elles sont génériques. De façon plus générale, l’évaluation risque-bénéfice liée à l’alimentation contribue à une prise de décision plus éclairée du gestionnaire et in fine à une information du consommateur plus raisonnée.

2019

Faculté : Aix-Marseille

Directeur de thèse : Anne Laurence Demoux

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Résumé : Introduction : le mouvement végan connait un développement rapide depuis quelques années et ce dans tous les pays économiquement développés. Plus qu’un régime alimentaire, il s’agit d’un mode de vie qui exclut l’utilisation de l’animal et des produits animaux dans toutes leurs modalités (biens de consommation, loisirs, produits de santé dont médicaments et vaccins). Les carences nutritionnelles observées sont multiples, interagissent les unes avec les autres, jouent un rôle dans de nombreuses pathologies et nuisent au bon développement de l’enfant parfois dès la gestation. L’objectif principal de cette enquête était de dresser un état des lieux des pratiques et des ressentis des médecins généralistes dans la prise en charge des patients végans. Ce travail était aussi motivé par la nécessité d’informer les médecins spécialistes des soins primaires sur les risques et problématiques attribuables à un régime d’exclusion aussi strict et de proposer quelques solutions aux difficultés soulevées par l’enquête afin que ces patients aux besoins nouveaux bénéficient d’une meilleure prise en charge. Matériels et Méthode : il s’agit d’une étude observationnelle, descriptive et transversale, réalisée à partir d’un questionnaire adressé par courrier électronique à des médecins généralistes des Bouches du Rhône et du Vaucluse entre novembre 2018 et Février 2019. Seuls les médecins généralistes thésés et installés ont été inclus. Résultats : 37 médecins généralistes, soit 37 % de l’échantillon, ont répondu au questionnaire. Tous ont dit aborder plus ou moins régulièrement la nutrition en consultation. 56,8 % d’entre eux ont déclaré avoir pris en charge à leur connaissance un patient végan. 16 % des médecins ont admis ne pas savoir ce qu’est le véganisme. Seuls 54,1% se sentaient à l’aise face à une demande de prescription médicale en lien avec le régime végétalien sans pour autant mentionner la connaissance des risques sanitaires. Discussion : le généraliste, en tant que premier recours aux soins est le médecin qui voit le plus souvent les patients. C’est aussi sur lui que repose une grande part de la lourde tâche de l’éducation à la santé. Or, même s’il s’intéresse à la nutrition et l’aborde régulièrement en consultation, il connait mal le véganisme et ses problématiques et ignore souvent que ce mode de vie est adopté par certains de ses patients. Or les risques des carences nutritionnelles peuvent être gravissimes. Leur connaissance par les praticiens est indispensable afin de ne plus voir, entre autres, d’enfants présentant des retards de croissance avec atteinte neurologique irréversible causés par l’inéluctable carence en vitamine B12. Ainsi, la relation de soin entre les patients végans et le corps médical, les médecins généralistes en particulier, doit évoluer et parvenir à s’adapter. Des recommandations basées sur des études solides sont également nécessaires afin de prévenir les risques graves. Conclusion : le fort développement du mouvement végan et les risques sanitaires attendus de l’exclusion de tout produit animal de l’alimentation confrontera tôt ou tard chaque médecin à des problèmes de prise en charge. Il est donc fondamental que les spécialistes des soins primaires détiennent une information claire sur ce mode de vie émergent et puisse s’appuyer sur des recommandations consacrées afin de faire évoluer la relation de soin et d’améliorer la prise en charge globale de ces patients aux besoins nouveaux. Cette étude a permis l’élaboration d’une fiche pratique synthétique ciblant les points essentiels, destinée à venir en support de la consultation de médecine générale.

Faculté : Bordeaux

Directrice de thèse : Audrey Aussel

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Résumé : Nous constatons actuellement un intérêt grandissant pour la nutrition, associé à la recherche d’une vie plus saine. De plus en plus de personnes font le choix d’adopter une alimentation qui s’éloigne de la manière traditionnelle occidentale de se nourrir et décident d’aller vers une alimentation plus végétale, plus développée dans certains pays comme en Inde par exemple. Face à ce constat ; il nous a semblé important d’étudier les effets que cette alimentation pouvait engendrer, d’en déterminer la nature, l’intensité, l’étendue… L’alimentation étant connue pour avoir un impact réel sur la santé générale, on peut se poser la question de ce même impact sur la cavité buccale. Nous avons donc relevé puis analysé les informations scientifiques existantes sur les conséquences de ces régimes végétariens ou végétaliens sur le débit et la composition salivaire, sur les tissus de la sphère oro-faciale et donc sur la santé bucco-dentaire en général. Nous avons souligné les éléments susceptibles d’interpeller le chirurgien-dentiste dans sa position de soignant et son rôle dans la prévention : quels seraient les conseils à fournir aux patients en fonction de leur alimentation ? Il semble aussi important d’envisager la situation sur le plan prospectif en étudiant les conséquences en rapport avec la durée dans le temps. S’agit-il d’un phénomène de mode ou d’une évolution durable et positive pour la santé bucco-dentaire ?

Faculté : Lille

Directrice de thèse : Cécile Olejnik

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Résumé : En France, on estime à 2% le nombre de personnes suivant un régime alimentaire végétarien. Lorsqu’ils sont bien équilibrés et suivis, les régimes végétariens fournissent les nutriments nécessaires au fonctionnement et au développement de l’organisme. Cependant, en cas de mauvaise planification des repas et si l’équilibre nutritionnel n’est pas respecté, le risque de carences existe. Bien qu’ils aient des effets protecteurs face à certaines maladies systémiques, les régimes végétariens ne sont pas sans conséquences sur la sphère bucco-dentaire. On sait que l’alimentation et les régimes alimentaires ont un impact sur la santé orale. Certaines manifestations précoces de carences étant visible au niveau buccal, le chirurgien-dentiste peut être un acteur privilégié dans la détection de celles-ci. Le chirurgien-dentiste doit donc être en mesure d’accompagner le patient dans cette démarche pour en limiter les conséquences buccales. Le but de cette thèse est de permettre aux chirurgiens-dentistes de connaître les bases des régimes et leurs principales influences pour pouvoir conseiller au mieux leurs patients sur les précautions à mettre en place. Ce travail de thèse présente les différents types de régimes et leurs caractéristiques nutritionnelles, pour les relier aux effets sur la sphère orale.

Faculté : Lille

Directrice de thèse : Lydia Nikasinovic

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Résumé : La problématique de cette thèse est de connaître l’impact du régime végétarien sur la santé de l’enfant. À ce jour, il existe peu de données épidémiologiques mais le régime végétarien, à un degré plus ou moins restrictif, est adopté par un nombre de personne de plus en plus important. Il est donc possible d’imaginer que les parents végétariens veulent eux aussi partager leurs habitudes alimentaires avec leur enfant. Tandis que l’Académie de nutrition et de diététique considère qu’une alimentation végétarienne bien conduite est adéquate sur le plan nutritionnel, en France, les professionnels de santé sont plutôt réticents à l’idée de ne pas consommer de viande. Cependant, les études scientifiques montrent que les conséquences d’un régime végétarien sur la santé de l’enfant sont positives, dans le cadre d’un régime équilibré et diversifié. Une enquête de perception réalisée par le biais d’internet auprès de 125 parents végétariens, démontre que la pratique est tout autre et que des erreurs alimentaires apparaissent, plus ou moins graves : substitution du lait maternel ou infantile par des laits végétaux ou d’origine non-bovine, insuffisance d’apports de féculents, fruits, légumes, matières grasses d’origine végétale, fruits oléagineux, légumes secs et œufs. En conclusion, ce travail est destiné à informer les professionnels de santé sur les recommandations actuelles de la diversification alimentaire et de les sensibiliser sur l’importance de suivre les parents dans leur démarche de diversification alimentaire végétarienne tout en connaissant les nutriments pouvant être en déficit.

Faculté : Limoges

Directrice de thèse : Françoise Marre-Fournier

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Résumé : Actuellement, le végétarisme et le végétalisme sont des modes alimentaires de plus en plus présents dans notre société. De nombreuses études notamment sur la population des Adventistes du 7e jour ont permis de mettre en évidence les effets bénéfiques d’une alimentation végétarienne ou végétalienne. Une diminution du risque de développer un diabète, une maladie cardiovasculaire ou un accident cardiovasculaire, un syndrome métabolique ou certains cancers sont observés. La supplémentation en vitamine B12 doit cependant être réalisée dès le début du changement de régime. Il est important de rappeler cette information capitale surtout au sein des jeunes populations. La supplémentation en vitamine D doit être réalisée tout comme dans la population française générale. D’autres éléments nutritionnels sont à surveiller : les apports en oméga-3, en calcium, en iode, en fer, en sélénium, en magnésium et en zinc. Le pharmacien a un rôle à jouer pour conseiller les personnes souhaitant passer d’une alimentation omnivore à ce type d’alimentation. Il est également disponible pour indiquer aux végans les compléments alimentaires et les produits parapharmaceutiques végans.

Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Maxime Vergnières

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Résumé : Modèle alimentaire respectueux des animaux, le véganisme est également le régime permettant de lutter le plus efficacement contre le réchauffement climatique, la pollution et l’épuisement des ressources agricoles, hydriques et énergétiques et de ce fait contre la malnutrition. Il fait ainsi de plus en plus d’adeptes au sein des pays occidentaux. Nombre de ces derniers le reconnaissent officiellement comme viable, parfois à tous les âges de la vie, et en promeuvent les avantages sanitaires, supérieurs même aux autres régimes végétariens (notamment réduction des maladies cardiovasculaires, du diabète et des cancers). Les risques de carences nutritionnelles inhérents à ce régime sont réels mais peu nombreux et facilement prévenus pour peu qu’on en ait connaissance. Pourtant, les organismes de santé référents français n’abordent qu’à peine le sujet, tant dans les recommandations nutritionnelles officielles que lors de la formation initiale et continue des médecins. Ainsi, actuellement en France, de nombreuses personnes mal informées sont à risque de pathologies carentielles. Ces personnes expriment un désir de prise en charge par leur médecin généraliste dont les missions répondent parfaitement à cette problématique. Ce problème de santé publique risque d’aller croissant vu l’augmentation de véganisme au sein de la population jeune, et des données de la science, favorable au délaissement des produits d’origine animale tant sur le plan sanitaire qu’écologique. Le système de santé français devrait pallier à ce manquement en formant les médecins et en accordant les recommandations nutritionnelles pour les professionnels et le grand public aux données de la science.

Faculté : Nancy

Directeur de thèse : Alexis Hautemanière

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Résumé : On constate par l’augmentation du végétarisme et du végétalisme partout dans le monde, une remise en cause de la consommation de viande dans notre société industrialisée, pour des raisons éthiques, écologiques et sanitaires. La décision d’adopter un régime végétarien est généralement multifactorielle, relevant d’une prise de conscience individuelle. En France, les médecins sont plutôt réticents à ces régimes, contrairement à leurs homologues nord-américains. Pourtant, ils en auront de plus en plus dans leur patientèle dans les prochaines années. Le but de ce travail est de faire une synthèse sur les régimes végétariens et végétariens. Dans la première partie, nous définirons ces différents régimes, avec un point épidémiologique. Nous détaillerons les différentes motivations, dont le concept de végétarisme éthique avec les notions de spécisme et antispécisme, qu’il convient de connaître pour comprendre l’aspect psychologique et philosophique des patients végétariens éthiques. Nous ferons aussi des rappels de biochimie et de nutrition puis nous intéresserons à l’alimentation végétale. La deuxième partie sera consacrée aux connaissances des médecins français en nutrition végétarienne, sur le suivi des populations végétariennes à tous les âges, puis nous démontrerons les bénéfices sur la santé de ces régimes et nous en rappellerons les risques de carence. En conclusion, ce travail est destiné à sensibiliser les professionnels de la santé sur les régimes végétariens et végétaliens, à démontrer que bien suivis médicalement ils peuvent avoir un impact bénéfique sur la santé publique et individuelle notamment par leur impact positif sur les maladies chroniques et à prendre en compte le risque de carence en vitamine B12, qu’il convient de supplémenter systématiquement chez les végétaliens.

Faculté : Paris 5

Directeur de thèse : Gwenaël Ruprich-Robert

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Résumé : En France et dans le monde, de plus en plus de personnes adoptent un régime végétarien ou végan. Il existe une grande diversité de régimes, rendant difficile l’analyse et étude de leurs risques et bénéfices. Nous étudierons ces bienfaits et ou complications tout en portant un regard sur le rôle du pharmacien et les médicaments ou conseils qu’il peut apporter. La place du végétarisme et du végétalisme dans l’alimentation et dans la vie d’un individu peut aussi être importante compte tenu du fait que la pratique est entamée afin de répondre à des besoins d’ordre de la santé. En effet, une étude a permis de mettre en évidence le fait qu’en 2016, 5% de la population française suit un régime végétarien et/ou végétalien principalement pour cette raison. Du plus, certaines études ont permis de mettre en évidence le lien entre la non-consommation de produits d’origine animale et la réduction du développement de certaines maladies chroniques. Mais que représentent réellement les régimes végétariens / végétaliens pour les personnes qui les adoptent ? Ont-ils des bienfaits et existe-t-il de potentiels problèmes liés à ces types d’alimentation ?

Faculté : Rennes

Directeur de thèse : Karima Begriche

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Résumé : Un régime alimentaire végétarien se définit par l’exclusion de toutes chairs animales. Un régime végétalien, quant à lui, exclut en plus de la viande tous les produits d’origine animale comme le lait et les œufs. Les études montrent qu’un régime végétarien ou végétalien bien équilibré peut répondre aux besoins nutritionnels élevés des adolescents. Les régimes végétariens peuvent également avoir des effets bénéfiques dans la prévention et le traitement de certaines maladies comme le diabète de type 2, l’obésité, certaines maladies cardiovasculaire (e.g. hypertension, cardiopathie ischémique) et certains cancers (e.g. cancer colorectal). En effet, les personnes suivant un régime végétarien ou végétalien consomment beaucoup de légumes, de fruits, de céréales complètes, de légumineuses, de produits à base de soja, de noix et de graines, riches en fibres et en antioxydants. De plus, les régimes végétariens apportent moins de graisses saturées. Dans le cadre d’un régime végétalien, une supplémentation en vitamine B12 est nécessaire. Combiner différentes sources de protéines au quotidien est important afin d’apporter tous les acides aminés essentiels. Certains micronutriments devront faire l’objet d’une attention particulière tels que le fer, le calcium, le zinc et les vitamines D et B12. L’implication de l’adolescent dans la planification des repas et la préparation des aliments est essentielle à l’apprentissage nutritionnel et au maintien d’une alimentation suffisamment équilibrée et diversifiée. Le pharmacien est un professionnel de santé de proximité et peut être confronté à des adolescents végétariens dans sa pratique. Il a pour rôle d’informer les patients végétariens des possibles déficits, de donner des conseils nutritionnels en conséquence, de proposer une supplémentation adéquate et si nécessaire d’orienter le patient vers une consultation médicale.

Faculté : Tours

Directeurs de thèse : Françoise Bakri / Régis Marson

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Résumé : Les régimes végétariens et végétaliens sont répertoriés dans l’alimentation humaine depuis l’Antiquité, mais ils ont pris un nouvel essor dans les années 2000. Il s’agit de régimes excluant la viande animale de l’alimentation, avec de nombreuses variantes : avec ou sans œufs, produits laitiers, ou poissons, etc. Une alimentation végétarienne ou végétalienne bien équilibrée promet des bénéfices sur la santé : diminution du risque de maladies cardiovasculaires et d’obésité, diminution du risque ou stabilisation du diabète de type II, réduction du risque de survenue de cancers, protection de la santé osseuse. En revanche, lorsque ces régimes sont insuffisamment équilibrés, des carences nutritionnelles peuvent apparaître : carences en oméga 3, carences protéiques, en vitamines B12 et vitamines D, ou encore en fer, calcium, zinc et iode. Ces déficits peuvent avoir des conséquences cliniques et biologiques importantes sur le métabolisme. Ces troubles sont forts de conséquences dans des cas particuliers, comme celui de la femme enceinte et allaitante, du nourrisson à l’adolescent ou encore des personnes âgées ou des sportifs.L’objectif de cette thèse est de permettre aux professionnels de santé, notamment au pharmacien d’officine, d’avoir les clés pour optimiser l’équilibre alimentaire de ces régimes afin de conseiller leur patientèle. Des fiches sont proposées, qui synthétisent les conseils à porter à l’officine.

Faculté : Bordeaux

Directeur de thèse : Arnaud Courtois

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Résumé : Le nombre de personnes adoptant un régime végétarien ou végétalien ne cesse d’augmenter. Ces régimes restrictifs –allant de la consommation de viande occasionnelle à l’exclusion de tout produit d’origine animale – nécessitent d’avoir des connaissances en nutrition afin d’être équilibrés et de couvrir l’intégralité des besoins nutritionnels journaliers. Dans ce cadre-là, le pharmacien doit pouvoir conseiller ces patients afin de les guider dans leurs choix alimentaires pour limiter le risque de carence.

Faculté : Paris

Directeur de thèse : François Mariotti

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Résumé : Dans les pays occidentaux, la consommation de protéines animales, majoritaire, diminue depuis une décennie. Elle est, dans la majorité des cas, associée négativement à différents paramètres de durabilité, et les études modélisant des régimes durables ont montré que les différents paramètres n’étaient pas toujours compatibles. Des régimes améliorant largement différents paramètres de durabilité ont été modélisés, mais la prise en compte de l’acceptabilité culturelle est insuffisante et nécessite des approfondissements. L’objectif de cette thèse était de modéliser des trajectoires acceptables de réarrangement de la consommation de sources protéiques pour augmenter l’adéquation nutritionnelle et d’en évaluer les impacts sur la durabilité. L’étude des consommations de sources de protéines en France a permis de conclure que les apports en protéines sont adéquats pour l’ensemble de la population, mais qu’il existe différents profils de consommation protéique, caractérisés par des niveaux de sécurité nutritionnelle différents. Une étude réalisée en 2018 a permis d’établir que les niveaux de consommation de viande étaient prédits par les attitudes, les normes sociales, et l’auto-efficacité perçue vis-à-vis de la réduction de la consommation de viande. Pour les travaux de modélisation pas-à-pas de l’alimentation, il a été considéré acceptable pour un individu de consommer un nouvel aliment, si celui-ci était largement consommé par des individus au profil de consommation protéique similaire. Cette hypothèse a été validée par une enquête en 2018. Les travaux de modélisation ont permis d’identifier que certaines recommandations alimentaires étaient efficaces pour l’ensemble de la population, mais que d’autres étaient spécifiques à certains profils de consommation protéique, caractérisés par des profils nutritionnels et des répertoires alimentaires spécifiques. Enfin, des modèles ont permis d’identifier que viser systématiquement plus de protéines végétales lors des premières modifications diététiques permet, malgré une adéquation nutritionnelle légèrement plus faible, d’obtenir de meilleurs paramètres de durabilité. 

2018

Faculté : Aix-Marseille

Directeur de thèse : Léopold Tchiakpe

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Faculté : Aix-Marseille

Directeur de thèse : Philippe Charpiot

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Faculté :

Directeur de thèse : –

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Résumé : L’alimentation est un acte naturel qui permet à chacun de se nourrir et d’apporter à l’organisme les composantes essentielles dont il a besoin. Toutes les habitudes alimentaires ne s’équivalent cependant pas, et lorsqu’elle n’est pas équilibrée, l’alimentation peut même se révéler nocive. Tandis que les maladies infectieuses sont en constante diminution dans les pays occidentaux, de nouvelles maladies, non transmissibles, sont-elles en augmentation, comme c’est le cas pour le surpoids ou l’obésité qui touchent respectivement 2 milliards et 650 millions de personnes dans le monde. Les régimes alimentaires dérivent d’habitudes culturelles qui sont parfois historiques, et il est alors intéressant d’étudier les régimes en vogue au paléolithique, à l’Antiquité, et de comment ils ont évolué au fur et à mesure des siècles pour arriver aujourd’hui à une alimentation qui fait place à l’industrialisation et à la mondialisation. Plusieurs modes alimentaires se sont ancrés dans les habitudes culturelles parmi lesquels le régime méditerranéen, véritable patrimoine immatériel de l’UNESCO, et le régime d’Okinawa au Japon, qui sont présents dans des régions possédant un taux élevé de centenaires, mais c’est également le cas d’autres moins sains tel que le régime typique américain. Parallèlement à ces régimes culturels qui définissent certaines populations, d’autres émergent, dérivant d’une extrapolation de recommandations médicales, comme c’est le cas du régime végétarien ou sans gluten. Chacun de ces régimes présente alors un impact significatif sur l’apparition des maladies chroniques non transmissibles que sont les maladies cardiovasculaires et métaboliques. Enfin, il est également possible de noter le lien très étroit entre alimentation et génétique, de nouvelles disciplines apparaissent. C’est le cas de la nutrigénétique qui définit la façon dont les variations génétiques affectent la réponse aux aliments, alors que le terme nutrigénomique est utilisé lorsque l’on parle de l’interaction entre les aliments et les gènes et comment ces derniers sont affectés.

Faculté : Besançon

Directeur de thèse : Pascal Jordan

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Faculté : Caen

Directeur de thèse : Laura Brien

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Résumé : Aujourd’hui, on estime que 2 % de la population française est végétarienne et que 10 % souhaiteraient le devenir. Un chiffre qui tend de plus en plus à augmenter au fil des années. On définit un végétarien comme une personne excluant de son alimentation la viande et le poisson et un végétalien comme une personne ne consommant aucun produit d’origine animale. Lorsqu’ils sont bien équilibrés et réalisés, ces régimes sont favorables pour la santé car ils apportent des nutriments ayant un rôle « protecteur » concernant certaines pathologies, comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2, certains cancers, le surpoids et l’obésité, l’ostéoporose, l’asthme ou encore la dépression. Cependant, le respect de la règle de complémentarité des protéines végétales est primordial pour garder un apport protéique équilibré et suffisant. La réalisation d’un repas végétarien ou végétalien ne consiste pas à supprimer de son alimentation les produits d’origine animale mais en une réorganisation complète de la manière de s’alimenter. Cela nécessite alors quelques connaissances indispensables, notamment chez les végétaliens où le risque de carences en vitamine B12, calcium, vitamine D et en fer est plus important que chez les végétariens. Dans cette situation, le pharmacien d’officine, peut grâce à ses connaissances, être un interlocuteur de santé privilégié, pour conseiller ses patients à avoir recours si besoin à une complémentation alimentaire.

Faculté : Caen

Directeur de thèse : Benoît Soulié

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Résumé : En France, près de 3 % de la population pratique un régime végétarien selon l’INRA. Il n’existe pas à ce jour de données scientifiques concernant le nombre de personnes pratiquant un régime végétalien en France. Il est scientifiquement établi que ces régimes alimentaires présentent un risque de déficit en vitamine B12, mais aussi en certains acides gras ou encore en iode. Nous avons donc réalisé une étude quantitative basée sur un questionnaire papier envoyé à un échantillon de 500 des près de 3000 médecins généralistes normands, afin d’évaluer leurs habitudes alimentaires, celles de leur entourage et de leur patientèle, ainsi que leurs connaissances sur les régimes végétarien et végétalien via quatre situations cliniques différentes (homme végétalien, femme enceinte végétalienne, homme sportif végétarien, enfant végétarien). Une faible partie des médecins répondants déclare pratiquer un régime végétarien, dans le même ordre que les chiffres démographiques de l’INRA concernant la population française. Une majorité de ces médecins déclare cependant connaître une personne pratiquant un de ces régimes dans leur entourage ou dans leur patientèle. Les résultats de l’étude montrent une connaissance insuffisante de la composition des régimes végétarien et végétalien, ainsi que sur la prévalence des carences en vitamine B12, en acide gras ou en iode chez ces patients. À l’inverse, un grand nombre de médecins portent leur attention sur l’apport protidique ou martial de ces patients, alors que les études sont majoritairement rassurantes sur ces points. Nous avons donc rédigé une plaquette informative reprenant les données bibliographiques relatives aux potentielles carences liées à ces régimes alimentaires, aux bilans biologiques pertinents ainsi qu’à la supplémentation adéquate. Il nous parait important que les médecins généralistes soient mieux informés à propos de ces régimes alimentaires et ainsi puissent éduquer leur patientèle en conséquence.

Faculté : Grenoble

Directeur de thèse : Sophie Augros

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Résumé : Contexte : L’alimentation végétarienne connait un essor important dans les pays développés, motivé par la volonté d’acquérir une meilleure santé. Objectif : Créer un support d’information à destination des médecins généralistes sur l’alimentation végétarienne (ovo-lacto-végétarienne). Méthodes : Deux revues narratives de la littérature ont été menées indépendamment, l’une sur les effets sur la santé de l’alimentation végétarienne, l’autre sur le conseil nutritionnel associé. Les données de la littérature ont été extraites de ces deux revues et réparties en items, puis soumises à un groupe d’experts en nutrition pour une évaluation par ronde Delphi. Une évaluation par entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes a été menée afin de vérifier la lisibilité et la compréhension des items. Le support final a été conçu en tenant compte de ces deux évaluations successives. Résultats : 40 items ont été évalués par 12 experts en nutrition au cours de 3 tours de ronde Delphi réalisés entre décembre 2017 et mars 2018. 28 items ont obtenu un consensus jugeant l’item « approprié », 2 sont restés sans consensus jugeant l’item « incertain », 8 n’ont pas pu être évalués, 2 ont été supprimés. 12 entretiens semi dirigés ont été menés auprès de médecins généralistes en avril 2018 et ont montré que les principaux messages étaient compris et lisibles. Le support d’information final, un livret de 4 pages, a ensuite été créé. Conclusion : En attendant la publication de recommandations officielles françaises sur l’alimentation végétarienne, ce livret d’information peut s’avérer utile pour les médecins généralistes afin de dispenser un conseil adapté à leurs patients végétariens.

Faculté : Grenoble

Directrice de thèse : Marine Jacquet

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Faculté : Lille

Directrice de thèse : Marie Laure Charkaluk

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Résumé : Parallèlement au développement industriel et à la mondialisation, la société actuelle voit émerger de nombreux courants ayant pour but le respect de la Terre et des êtres vivants. Parmi ces courants récents, un en particulier prend de l’ampleur ces dernières années, il s’agit du véganisme. S’il reste aujourd’hui encore marginal, il nous a semblé judicieux de se demander la place des femmes enceintes dans ce nouveau courant et en a découlé la place de la sage-femme dans le suivi de grossesse. Ainsi nous nous sommes intéressées aux connaissances et attitudes des professionnelles de l’obstétrique vis à vis de ce mode de vie émergent. Une étude descriptive, qualitative et multicentrique basée sur l’analyse d’entretiens semi-directifs a été réalisée auprès d’un échantillon de 15 sages-femmes de consultations prénatales. Nos résultats montrent que la grande majorité des sages-femmes est confrontée à un manque de connaissances sur le sujet du véganisme et pense se retrouver démunie face à une patiente végane à la recherche de conseils. Cependant, toutes voient cette rencontre comme une occasion d’élargir son champ de connaissances voire de compétences dans le domaine. Les représentations qu’elles se font sur le véganisme ainsi que l’impact de celles-ci sur leurs pratique ne nous ont pas permis, en revanche, d’établir un consensus et de tirer une conclusion générale. À l’heure des prises de consciences sur la consommation chez les usagers notamment par le biais véganisme, une mise à niveau des professionnels de santé sur le sujet semble être nécessaire pour optimiser le suivi de grossesse des femmes enceintes ayant fait le choix d’être végane. La HAS en a d’ailleurs récemment pris conscience et élabore des protocoles dans le sens d’une meilleure prise en charge de ces patientes.

Faculté : Montpellier

Directrice de thèse : Nathalie Burger

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Faculté : Paris

Directeur de thèse : Philippe Cornet

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Résumé : Introduction : un processus d’individuation se développe dans nos sociétés modernes. L’individu s’affirme au regard des normes sociales et se définit à travers ses propres références, il est son propre modèle sur lequel s’ajustent ses valeurs. Le véganisme s’inscrit dans ce mouvement avec des représentations plus vastes que la seule préoccupation nutritionnelle, susceptibles d’interpeller le médecin généraliste dans sa posture de soignant. Objectif : décrire les représentations des choix du véganisme et leurs incidences sur la relation de soins avec le médecin traitant. Méthode : étude phénoménologique inductive par entretiens auprès de personnes véganes. Résultats : 12 entretiens avec saturation des données ont permis de relever les éléments principaux de discussion autour de notre problématique. Il ressort prioritairement que les personnes véganes ont orienté ce choix à partir de considérations symboliques : bien-être animal, justice sociale, place de l’Homme dans le monde et son rapport à la nature et au vivant. Il s’ensuit une construction autour des représentations de santé comme éléments majeurs de la démarche qui s’inscrivent dans un double registre par la quête d’informations (connaissances) et de bien-être tout autant qu’une approche éthique. Il s’agit de se préserver contre la dissonance cognitive. Le véganisme menace l’alliance thérapeutique lorsque des conflits de valeurs apparaissent. Conclusion : afin de conserver l’alliance thérapeutique le médecin et la personne végane s’engagent par un consensus temporaire dans l’interaction de soin au-delà de leurs propres représentations.

Faculté : Saint-Étienne

Directrice de thèse : Josette Vallée

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Résumé : Contexte. Le végétarisme et le végétalisme sont des régimes minoritaires en France, leurs conséquences sur la santé peuvent être méconnues des médecins : le végétalisme expose à des carences en vitamine B12. Objectif. Explorer les représentations des personnes végétariennes et végétaliennes des effets et des risques sur leur santé de leur régime, et leurs stratégies de recherche d’information. Méthode. Étude qualitative par entretien individuel semi-dirigé auprès de 12 végétariens et végétaliens d’avril 2017 à février 2018. Les entretiens ont été enregistrés, retranscrits puis analysés par thème. Résultats. Parmi nos participants, sensibles à la cause animale, tous pensaient que leur mode d’alimentation n’était pas dangereux pour leur santé, certains considéraient qu’il l’avait améliorée. Quelques végétariens s’informaient sur la nutrition mais la plupart ont diversifié leur alimentation ; tous les végétaliens savaient qu’une supplémentation en vitamine B12 était nécessaire. Internet via des associations militantes et des articles scientifiques représentait leurs sources d’information sur l’équilibre alimentaire. Ils ne sollicitaient pas leur médecin généraliste, craignant d’être jugés et se voir recommander un régime carné. Conclusion. Les végétariens et les végétaliens pensent que leur régime alimentaire n’est pas délétère pour leur santé, sous réserve d’une supplémentation en vitamine B12 pour les végétaliens. Ils s’informent auprès d’organismes influents sur Internet. Ils attendent de leur médecin généraliste qu’il respecte leur choix et le prenne en compte dans leur prise en charge médicale.

Faculté : Strasbourg

Directrice de thèse : Marion Strub

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Résumé : Aujourd’hui, l’évolution des sociétés, en particulier dans les pays industrialisés, amène de nombreuses familles à se tourner vers une alimentation végétarienne, que ce soit en réponse à l’impact environnemental de l’élevage intensif, pour des raisons éthiques, culturelles ou de santé. De nombreuses familles décident ainsi d’éliminer de leur alimentation les viandes et produits dérivés au profit de fruits et légumes. La surconsommation de fruits et légumes est à l’origine d’un risque accru d’érosion dentaire chez l’adulte. En revanche on trouve peu de données sur le régime végétarien et le risque d’érosion chez l’enfant. L’objectif de cette étude descriptive est d’évaluer la prévalence de l’érosion chez les enfants végétariens. Pour ce faire, les sujets seront recrutés en milieu scolaire. Un questionnaire sur les habitudes alimentaires sera réalisé ainsi qu’un examen clinique de chaque enfant. L’analyse des résultats et la comparaison avec les données retrouvées dans la population infantile générale permettra de déterminer si les enfants végétariens forment un groupe à risque plus important d’érosion. En effet celle-ci constitue un véritable problème de santé publique. Le chirurgien-dentiste doit donc se montrer vigilant vis-à-vis des groupes à risque afin de mettre en place des thérapeutiques préventives et un suivi régulier dès le plus jeune âge.

Faculté : Paris-Sud

Directeur de thèse : Noureddine Bouaïcha

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Résumé : Les pratiques alimentaires qui excluent la consommation de la chair animale sont de plus en plus répondues au sein des familles françaises. Le végétalisme représente l’un des plus hauts niveaux de restriction alimentaire. Les adeptes de ce mode de vie peuvent soumettre leurs enfants à ce régime ignorant ainsi toutes les recommandations des autorités sanitaires en termes de besoins et apports nutritionnels recommandés. Les données de la littérature ont montré que ce régime très restrictif n’est pas adapté aux enfants. Car il entraîne chez l’enfant des carences en énergie, en macro- et en micronutriments avec des conséquences sur sa croissance et son développement. Le végétalisme est donc formellement contre indiqué aux enfants qui risquent d’avoir des séquelles pour le restant de la vie. Connaissant le danger de ce mode d’alimentation déséquilibrée, le pharmacien d’officine est un interlocuteur de santé qui doit sensibiliser les parents sur les risques du végétalisme notamment chez les enfants.

2017

Faculté : Amiens

Directeur de thèse : –

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Résumé : Le régime végétarien est un régime alimentaire en développement, face principalement au régime omnivore. Cette nouvelle façon de se nourrir est causée par divers facteurs parmi lesquels la santé, la morale, l’environnement sont souvent évoqués. Cependant, il est justifié de s’interroger sur la composition des repas des végétariens, mais aussi sur leur état de santé. Le régime végétarien parait bénéfique concernant certaines pathologies comme l’obésité, le diabète ou les pathologies cardiovasculaires. Toutefois, dans le cas d’un régime alimentaire végétarien non équilibré, certaines carences peuvent apparaître, d’où l’intérêt de respecter quelques règles alimentaires, et parfois d’apporter une complémentation. Seront également abordées les populations fragiles comme les nouveau-nés/nourrissons et les personnes âgées pour lesquelles le régime végétarien peut entraîner des conséquences néfastes s’il n’est pas bien compris et encadré.

Faculté : Lille

Directeur de thèse : Sabine Bayen

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Résumé : Introduction : Les patients suivant un régime d’exclusion (végétarien, végétalien, sans gluten, sans lactose) sont de plus en plus nombreux. Ces régimes, suivis seul ou combinés, vont devenir un enjeu de santé publique. Il serait utile pour les médecins généralistes d’avoir des connaissances sur ces régimes pour éviter les carences chez ces patients. Cette étude a pour objectif de connaître le niveau des connaissances théoriques des médecins généralistes français sur ces régimes d’exclusion, concernant les risques de carences, les éventuels bénéfices, cela à différentes périodes de la vie d’un individu. Méthodes : Il s’agit d’une étude quantitative déclarative nationale, conduite par questionnaire internet anonyme de Novembre à Décembre 2016. L’étude a été menée avec le logiciel LimeSurvey®. Résultats : 133 médecins ont participé à l’étude. Beaucoup d’entre eux pensent que le régime végétarien est à l’origine de carences en fer (56.4%), en protéines (41.4%), et en vitamine B12 (37.6%). Plus de 75% estiment que le régime végétalien est à l’origine de carences en ces mêmes nutriments. 51.1% pensent que le régime sans lactose est à l’origine de carence en calcium. Environ la moitié des médecins estiment que le régime végétarien a sa place dans la prévention des accidents cardio-vasculaires (47.4%) et du cancer colorectal (51.1%) ; 39.9% concernant le régime sans gluten dans la prévention des troubles fonctionnels digestifs ; et 47.4% concernant le régime sans lactose dans la prévention des troubles fonctionnels digestifs. Discussion : Si on compare ces réponses aux données de la littérature, on constate un manque de connaissances des médecins concernant ces régimes. D’une part, parce que la formation initiale ne développe pas assez les risques et avantages de ces régimes ; d’autre part parce que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) montre ses limites comme source documentaire principale concernant ces régimes. Conclusion : Il serait utile d’adapter le PNNS à l’évolution des pratiques alimentaires.

Faculté : Saint-Étienne

Directeur de thèse : Paul Frappé

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Résumé : But de l’étude. Le végétarisme est un facteur identitaire fort au-delà d’un changement de régime alimentaire. Comme il concerne une minorité de patients, il peut être méconnu par les médecins. Le but de cette étude est de décrire les expériences et les comportements des végétariens avec leur médecin généraliste. Matériel et méthodes. Une étude descriptive transversale par questionnaire internet a été réalisée. Les critères d’inclusion étaient d’être végétarien, d’habiter en France, sans limites d’âge. Le questionnaire, anonyme, a été publié sur la page Facebook de l’association végétarienne de France. Le critère de jugement principal repose sur les comportements et non-dits des patients. Résultats. Entre le 27 mai et le 30 juin 2016, 1 618 réponses ont été recueillies dont 1 452 ont pu être incluses. 362 répondants (24.9%) n’ont pas dit à leur médecin qu’ils sont végétariens. Certains non-dits et comportements sont plus fréquents si le patient a perçu une réaction négative ou a reçu le conseil de manger de la viande respectivement (p<0.001). 346 patients (31.7%) ont pensé à changer de médecin à cause de son regard sur leur végétarisme (RR=3.87 IC 95% [3.23-4.62]) et (RR=3.49 [2.95-4.13]). 346 patients (31.7%) ont hésité à parler de leur symptôme de peur qu’il soit relié à leur végétarisme (RR=2.36 [1.90-2.88]) et (RR=2.34 [1.92-2.84]). 615 patients (42.4%) ont déjà arrêté un traitement prescrit (RR=1.30 [1.14-1.49]) et (RR=1.49 [1.31-1.70]) dont 176 (28.6%), car il contenait des produits d’origine animale. Des carences ont été recherchées chez 687 patients (63%), trouvées chez 476 (32.8%). 225 patients (20.6%) ont reçu la prescription en minéraux et vitamines. 430 répondants (29.6%) rapportent manger des algues. Conclusion. Cette étude souligne l’impact du végétarisme dans la relation médecin-patient avec des comportements potentiellement à risque qui pourraient être influencés par le perçu de la réaction des médecins et leur conseil d’une alimentation carnée.

2016

Faculté : Aix-Marseille

Directeur de thèse : Florence Comte

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Résumé : Introduction : Dans nos sociétés contemporaines, les régimes végétariens et végétaliens connaissent un réel regain d’intérêt. Or, ces différents régimes privatifs de chair animale affectent les équilibres nutritionnels et vitaminiques. L’objectif de cette étude consiste donc à identifier les conséquences de ces déséquilibres alimentaires pendant la grossesse et la lactation, sur la femme enceinte, le fœtus, le nouveau-né et le nourrisson. Matériels et Méthode : Pour réponde à cet objectif, une étude bibliographique a été réalisée : 18 articles, publiés entre 1981 et 2015, ont été sélectionnés à partir des bases de données Pubmed et la Cochrane Library ainsi que par une recherche de proche en proche, à l’aide des mots clés : vegetarian diet, vegan diet, consequences, outcomes, dietary deficiency, vitamins, pregnancy et breasfeeding. Résultats : La carence alimentaire la plus fréquemment identifiée pendant la grossesse et la lactation chez les femmes végétariennes et végétaliennes est la carence en vitamine B12, sachant qu’il existe également d’autres carences potentielles : carences en zinc, fer, calcium et protéines. Ces différentes carences ont de nombreuses et importantes conséquences maternelles, fœtales, néonatales et infantiles importantes, notamment des anémies, retards de croissance intra-utérins, altérations de la croissance staturo-pondérale, troubles neurologiques, retards mentaux à long terme, etc. Conclusion : Étant donné la gravité des conséquences que peuvent entrainer ces régimes pendant la grossesse et la lactation sur la santé maternelle, fœtale, néonatale et infantile, il semblerait judicieux de mettre en place d’une part un dépistage précoce et systématique de ces pratiques alimentaires dès les premiers mois de la grossesse et d’autre part une supplémentation adaptée aux différentes carences potentielles. Le rôle de la sage-femme est à cet égard important de fait de sa proximité avec les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les nouveau-nés.

Faculté : Rouen

Directeur de thèse : Mme Crémades

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Résumé : « Quel regard scientifique porter sur le végétarisme et le végétalisme chez la femme enceinte ? », c’est la question à laquelle ce travail de rechercher a tenté de répondre. Pour diverses raisons, de plus en plus d’individus adoptent une alimentation totalement dénuée ou presque de produits d’origine animale. Selon un sondage OpinionWay, 10 % des français envisagent de devenir végétariens dans les dix prochaines années. Les femmes enceintes semblent être particulièrement touchées par ce changement d’alimentation. En quoi cela risque-t-il d’être problématique ? Quelle prise en charge spécifique prévoir ? C’est à travers une revue de la littérature scientifique que ce mémoire a pu déterminer que les alimentations végétariennes et végétaliennes bien conduites peuvent être considérées comme sûres pendant la grossesse pour la santé de la femme et de son fœtus. Il faudra cependant veiller à ce qu’une supplémentation suffisante en vitamine B12 soit efficiente. 

Faculté : Nancy

Directeur de thèse : Bertrand Rihn

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Résumé : Tout au long de la journée, médias et magazines nous conseillent d’éviter de manger trop gras, trop sucré ou trop salé… Tout le monde l’entend, mais combien le font-ils ? Ces règles diététiques permettent-elles de maintenir un certain plaisir lors de l’assouvissement du besoin alimentaire ? Y a-t-il vraiment un risque à consommer tout ce qu’on nous recommande de ne pas manger ? Quelles sont les recommandations précises pour avoir une alimentation équilibrée ? On nous affirme beaucoup de choses, mais sans nous donner de preuves. Le bénéfice d’une alimentation équilibrée vaut-il les sacrifices que l’on doit faire ? Est-on fait pour manger tels ou tels aliments, et pas d’autres ? Dans ce travail, nous allons analyser les études épidémiologiques concernant les régimes végétariens et leurs éventuels bénéfices pour notre santé.

2015

Faculté : Aix-Marseille

Directeur de thèse : Dominique Jourdheuil-Rahmani

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Résumé : Première partie : Étude des principales étiologies et conséquences de la dénutrition du sujet âgé. Présentation des modalités de traitement, dont l’enrichissement de l’alimentation et l’utilisation de compléments nutritionnels oraux. Cas particulier de la sarcopénie et de sa prise en charge.Deuxième partie : Définition du végétarisme, étude des risques de carences en micronutriments. Analyse des effets bénéfiques de ces régimes concernant diverses pathologies. Conseils à l’officine pour équilibrer un régime végétarien.

Faculté : Lyon

Directeur de thèse : Joëlle Goudable

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Résumé : Le végétarisme est l’un des particularismes alimentaires le plus répandu dans le monde, l’Inde comptabilisant une grande majorité de ses adeptes avec plus de 440 millions de végétariens. Les motivations conduisant à l’adoption de ce régime sont nombreuses et souvent associées : considérations éthiques, environnementales, religieuses et/ou préoccupations de santé. Lorsqu’il est bien conduit, un régime végétarien semble tout à fait approprié en termes d’apport en micronutriments. Bien qu’excluant l’apport de chair animale, ce mode d’alimentation offre de nombreuses sources alimentaires pouvant garantir l’équilibre nutritionnel. Certains d’entre eux nécessitent tout de même une surveillance rapprochée, tels que la vitamine B12, la vitamine D, le calcium et le fer, afin d’éviter les risques de carence. Il peut être parfois nécessaire de mettre en place une supplémentation afin d’éviter ces carences et leurs conséquences. Suivant les périodes de la vie, enfants ou adolescents, femmes enceintes ou allaitantes, ou encore personnes âgées, les apports nutritionnels conseillés évoluent. Aussi, l’adoption d’un régime restrictif tel que le végétarisme doit s’accompagner d’une attention spécifique afin d’adapter les apports aux besoins. Le cas échéant, le recours à des professionnels de santé et de nutrition peut s’avérer nécessaire à des fins d’accompagnement, de conseil et de surveillance

2014

Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Karen Lambert-Cordillac

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Faculté : Paris VI

Directeur de thèse : Anne-Marie Magnier

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Résumé : Contexte : Les recommandations nutritionnelles du PNNS incluent la consommation de viande et de poisson pendant la grossesse et l’allaitement. Les informations concernant le végétarisme sont succinctes. Objectifs : Préciser les connaissances scientifiques actuelles à propos des conséquences du régime végétarien chez la femme enceinte ou allaitante, pour sa santé et celle de ses enfants. Méthodes : Revue de littérature par interrogation des bases de données Pubmed, Cochrane Library, Embase, SIGLE et BDSP. Toute étude épidémiologique (cas-témoins, cohorte, transversale) étudiant la santé des femmes enceintes ou allaitantes ou leurs enfants et comparant un groupe végétarien et omnivore a été retenue. L’analyse a porté sur les principaux résultats comparatifs et les mesures d’association avec le végétarisme de divers paramètres de santé. La qualité des articles a été évaluée à l’aide d’une grille de lecture critique de 26 items. Résultats : 31 articles ont été inclus. Tous les résultats étaient de faible niveau de preuve de part le schéma d’étude ou la présence de biais importants. Ils nécessitent d’être vérifiés avant d’évoquer un lien de causalité et constituent des pistes de recherche pour des études ultérieures. Conclusion : Notre revue n’a pas permis de conclure à l’existence d’un risque ou bénéfice clinique du végétarisme par rapport au régime omnivore pendant la grossesse ou l’allaitement. Les données épidémiologiques actuelles sont insuffisantes pour établir et recommander une prise en charge spécifique au végétarisme parmi cette population. A défaut, le suivi pourra être guidé par l’évaluation individuelle du régime par rapport aux apports nutritionnels conseillés.

2011

Faculté : Paris-Descartes

Directeur de thèse : Jean-Pascal de Bandt

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2010

Faculté : Bordeaux

Directeur de thèse : Michel Guyot

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Faculté : Reims

Directeur de thèse : Aurélie Fouley

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2009

Faculté : Limoges

Directeur de thèse : Françoise Marre-Fournier

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Faculté : Nantes

Directeur de thèse : Christophe Olivier

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2008

Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Antoine Avignon

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Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Yves Pélissier

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2003

Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Louis Grimmonprez

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2001

Faculté : Tours

Directeur de thèse : Françoise Bakri

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1997

Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : Louis Grimmonprez

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1996

Faculté : Poitiers

Directeur de thèse : Alain Piriou

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1994

Faculté : Bordeaux

Directeur de thèse : André Rouas

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Faculté : Strasbourg

Directeur de thèse : Yves Ingenbleek

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1987

Faculté : Dijon

Directeur de thèse : Jacques Klepping

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Résumé : Une enquête alimentaire de type prospectif, basée sur les ingesta de sept jours consécutifs, couplée à une évaluation du statut vitaminique biochimique (B1, B2, B6, B12, C, A, D et E) a été réalisée chez un groupe de végétariens adultes (14 hommes et 38 femmes) en bonne santé apparente. Les résultats ont été interprétés à la lumière des recommandations actuelles et comparés à ceux obtenus lors d’une étude similaire effectuée auprès d’un groupe témoin non-végétarien composé de 33 hommes et 36 femmes. Ce travail a mis en évidence : -une répartition énergétique équilibrée chez les végétariens avec 12.5% de protéines, 33% (H)° et 35% (F) de lipides, 53.6% (H) et 52% (F) de glucides, suivant en cela les recommandations, alors que les non-végétariens consomment trop de lipides (H=37.9%, F=41.4%) et pas assez de glucides (H=38.9%, F=39.4%). Une différence d’apport en acides gras conduisant à un rapport P/S plus élevé chez les végétariens (H=1.00, F=0.89) par rapport aux non-végétariens (H=0.40, F=0.38). Un apport journalier en cholestérol moins élevé chez les végétariens (H=268 mg, F = 0.38). Un apport journalier en cholestérol moins élevé chez les végétariens (H=268 mg, F=202 mg) que chez les omnivores (H=498 mg, F=373 mg). Un profil du statut vitaminique biochimique comparable dans les deux groupes, sans mise en évidence de risque important de carence, excepté pour la vitamine B6. Un apport en fer similaire dans les deux groupes, restant très inférieur aux recommandations chez la femme. La place principale tenue dans l’alimentation végétarienne par les céréales, le pain, les légumes verts, et à un moindre degré par les fruits frais et les oléagineux, alors que la consommation des sous-produits animaux (œufs, laits et dérivés laitiers) est comparable à celle de l’alimentation omnivore. Il apparaît donc, au vu des résultats obtenus dans l’échantillon étudié, que les végétariens équilibrent mieux l’apporte en macro-nutriments de leur ration que les omnivores, alors que les risques de carences vitaminiques ne sont pas significativement plus importants.

1986

Faculté : Caen

Directeur de thèse : Françoise Marteret

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1985

Faculté : Rouen

Directeur de thèse : Paul Blondet

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Résumé : Un cas de malnutrition sévère et globale est décrit chez une enfant de 13 mois, exclusivement allaitée par une mère végétalienne. A un retard staturopondéral s’associent des troubles neurologiques, dermatologiques, une atteinte hépatique, une anémie mégaloblastique, une ostéoporose et des carences en Fer et en Zinc. Un rachitisme sera découvert secondairement. Après confrontation de cette observation avec la littérature, les conséquences des diètes végétaliennes chez les enfants sont discutées, pour aboutir à des considérations d’ordre pratique : nécessité d’une information diététique des parents et surveillance régulière de ces enfants; ce qui suppose une bonne relation Médecin-Parents. Enfin , une liste d’examens souhaitables en cas d’hospitalisation d’un de ces enfants est proposée.

1984

Faculté : Grenoble

Directeur de thèse : –

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1982

1978

Faculté : Montpellier

Directeur de thèse : –

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1938

Faculté : Paris

Directeur de thèse : –

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1907

Faculté : Paris

Directeur de thèse : –

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1880

Faculté : Paris

Directeur de thèse : Léon Le Fort

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Résumé : Je viens dans ma thèse inaugurale défendre le végétarisme devant la science. Mes convictions sur ce mode d’alimentation sont respectables, car elles ont pour elles la sanction d’une expérience très répandue et de l’analyse scientifique. Je ne me dissimule pas l’opposition qu’elles vont soulever; je sais bien que heurtant de front les théories admises depuis des siècles, et consacrées par la pratique générale,elles vont au premier abord paraître tellement étonnantes, tellement paradoxales (je puis bien dire le mot), qu’on ne va peut-être pas les juger dignes d’être prises en considération et étudiées avec toute l’attention qu’elles méritent. Cependant je ne puis oublier que je m’adresse à des savants ; mes juges sont des médecins, et de par leur profession ils ne sauraient rejeter comme indignes d’être discutées des conclusions qui reposent sur des faits. La médecine, en effet, est une science d’expérimentation. Les idées que je viens défendre ont la prétention de reposer sur l’analyse scientifique, sur des considérations hygiéniques, sur des faits nombreux et soigneusement relevés. Je reste donc dans le domaine médical en les exposant. J’emprunte à la science médicale ses méthodes d’observation, et j’arrive à des conclusions que je crois légitimes et capables de rendre des services à l’humanité.