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Une alimentation plus végétale recommandée par le guide “Une alimentation plus durable en 10 questions” de l’ADEME

Depuis 50 ans, nos habitudes alimentaires ont changé. Notre alimentation est plus diversifiée, mais aussi plus riche en graisses, en sucres et en protéines animales. Le 16 octobre 2022, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation, l’ADEME a rendu public son nouveau guide “Une alimentation plus durable en 10 questions – Faire évoluer notre assiette pour préserver l’environnement“. Ce guide propose un tour d’horizon des impacts liés à l’alimentation, des tendances et des solutions.

Présentation

D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’alimentation génère des impacts environnementaux importants : le quart des émissions de gaz à effet de serre en France provient de nos assiettes, au travers de la transformation, du transport, de la distribution, de la consommation et surtout (pour les 2/3 !) de la production agricole.

Pour s’engager dans une consommation alimentaire meilleure pour soi et pour l’environnement, le rôle du consommateur est essentiel, en complément des actions mises en place par les agriculteurs, les producteurs et les distributeurs. Ce guide donne des éléments pour comprendre quels sont les impacts environnementaux liés à l’alimentation et propose des solutions pour les réduire, par exemple en changeant ses habitudes de consommation et en évitant le gaspillage alimentaire.

Dix questions sont ainsi passées en revue. Nous présentons ici principalement les recommandations de l’ADEME concernant la question 5, qui porte sur les catégories d’aliments à privilégier pour des assiettes plus saines et durables.

Que vaut-il mieux mettre dans nos assiettes ?

L’ADEME est claire sur ce point : davantage de céréales, de légumes secs, de fruits et de légumes. En plus d’être riches en nutriments, ces aliments ont beaucoup moins d’impacts environnementaux (par kg ou kcal) que le lait, les œufs et surtout la viande.

Attention, les fruits et légumes font partie des catégories d’aliments les plus sujettes au gaspillage alimentaire, pensez à les consommer rapidement et à les conserver convenablement. De manière générale, privilégiez les fruits et légumes bio, locaux et de saison.

Pour se nourrir de manière équilibrée, durable et diversifiée, il est possible de remplacer régulièrement la viande par des légumes secs (ou légumineuses). Le Haut Conseil de la santé publique conseille d’ailleurs d’en manger a minima deux fois par semaine. Les légumes secs sont des incontournables des alimentations majoritairement végétales (flexitarienne, végétarienne et végane) pour lesquelles il est recommandé que l’apport en protéines ne repose pas sur la seule consommation de céréales.

L’ADEME rappelle également que les habitudes alimentaires se forgent dès le plus jeune âge. De 4 à 6 mois et jusqu’à 3 ans, c’est l’étape clé de la diversification alimentaire, consistant à introduire dans l’alimentation des tout-petits des aliments autres que le lait maternelle ou des préparations infantiles animales ou végétales. Les légumes secs, riches en protéines, en fibres, en fer, en potassium et en différentes vitamines B (dont la B9) sont des alliés santé.

Focus sur les légumes secs

Les légumes secs (ou légumineuses) sont des graines riches en énergie et en protéines, environ 20 % de leur poids sec. La famille des légumineuses rassemble les lentilles, les pois chiches, le soja, les fèves, les haricots rouges, les lupins, etc. qui sont :

  1. Bons pour la santé
    Riches en fibres, en protéines végétales, les légumes secs sont aussi sources de vitamines et de minéraux. Associés à des céréales complètes pour constituer une assiette équilibrée, ils peuvent remplacer la viande et le poisson. Avec l’avantage de contenir moins de matières grasses.
  2. Bons pour la planète
    Les plants de légumes secs sont capables de fixer l’azote de l’air, de l’utiliser pour leur croissance, puis de le restituer au sol, le rendant disponible pour la culture suivante. Ils nécessitent ainsi moins d’engrais et génèrent moins d’émissions de gaz à effet de serre que d’autres plantations.
  3. Un substitut à l’alimentation carnée
    Avec ou sans trempage préalable, les légumes secs se cuisinent en multiples recettes, originales (cookies protéinés, terrine végétale, chili sin carne, etc.) ou plus traditionnelles (dahl, houmous, falafels, etc.). Et si l’on manque de temps, il est également possible de les consommer en bocaux, en conserves ou surgelés.

Comparaison de 3 menus

Les émissions de gaz à effet de serre d’un repas peuvent varier du simple au triple en fonction des aliments consommés.

Source : Émissions de gaz à effets de serre pour une portion moyenne ADEME / Food GES 2016
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