Étudier, promouvoir, coordoner et informer sur les alimentations végétales et la santé.

Thèses de santé en France en 2017

4 thèses de santé sur les alimentations majoritairement végétales ont été soutenues en France en 2017.

Faculté : Amiens

Directeur de thèse : –

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Résumé : Le régime végétarien est un régime alimentaire en développement, face principalement au régime omnivore. Cette nouvelle façon de se nourrir est causée par divers facteurs parmi lesquels la santé, la morale, l’environnement sont souvent évoqués. Cependant, il est justifié de s’interroger sur la composition des repas des végétariens, mais aussi sur leur état de santé. Le régime végétarien parait bénéfique concernant certaines pathologies comme l’obésité, le diabète ou les pathologies cardiovasculaires. Toutefois, dans le cas d’un régime alimentaire végétarien non équilibré, certaines carences peuvent apparaître, d’où l’intérêt de respecter quelques règles alimentaires, et parfois d’apporter une complémentation. Seront également abordées les populations fragiles comme les nouveau-nés/nourrissons et les personnes âgées pour lesquelles le régime végétarien peut entraîner des conséquences néfastes s’il n’est pas bien compris et encadré.

Faculté : Lille

Directeur de thèse : Sabine Bayen

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Résumé : Introduction : Les patients suivant un régime d’exclusion (végétarien, végétalien, sans gluten, sans lactose) sont de plus en plus nombreux. Ces régimes, suivis seul ou combinés, vont devenir un enjeu de santé publique. Il serait utile pour les médecins généralistes d’avoir des connaissances sur ces régimes pour éviter les carences chez ces patients. Cette étude a pour objectif de connaître le niveau des connaissances théoriques des médecins généralistes français sur ces régimes d’exclusion, concernant les risques de carences, les éventuels bénéfices, cela à différentes périodes de la vie d’un individu. Méthodes : Il s’agit d’une étude quantitative déclarative nationale, conduite par questionnaire internet anonyme de Novembre à Décembre 2016. L’étude a été menée avec le logiciel LimeSurvey®. Résultats : 133 médecins ont participé à l’étude. Beaucoup d’entre eux pensent que le régime végétarien est à l’origine de carences en fer (56.4%), en protéines (41.4%), et en vitamine B12 (37.6%). Plus de 75% estiment que le régime végétalien est à l’origine de carences en ces mêmes nutriments. 51.1% pensent que le régime sans lactose est à l’origine de carence en calcium. Environ la moitié des médecins estiment que le régime végétarien a sa place dans la prévention des accidents cardio-vasculaires (47.4%) et du cancer colorectal (51.1%) ; 39.9% concernant le régime sans gluten dans la prévention des troubles fonctionnels digestifs ; et 47.4% concernant le régime sans lactose dans la prévention des troubles fonctionnels digestifs. Discussion : Si on compare ces réponses aux données de la littérature, on constate un manque de connaissances des médecins concernant ces régimes. D’une part, parce que la formation initiale ne développe pas assez les risques et avantages de ces régimes ; d’autre part parce que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) montre ses limites comme source documentaire principale concernant ces régimes. Conclusion : Il serait utile d’adapter le PNNS à l’évolution des pratiques alimentaires.

Faculté : Saint-Étienne

Directeur de thèse : Paul Frappé

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Résumé : But de l’étude. Le végétarisme est un facteur identitaire fort au-delà d’un changement de régime alimentaire. Comme il concerne une minorité de patients, il peut être méconnu par les médecins. Le but de cette étude est de décrire les expériences et les comportements des végétariens avec leur médecin généraliste. Matériel et méthodes. Une étude descriptive transversale par questionnaire internet a été réalisée. Les critères d’inclusion étaient d’être végétarien, d’habiter en France, sans limites d’âge. Le questionnaire, anonyme, a été publié sur la page Facebook de l’association végétarienne de France. Le critère de jugement principal repose sur les comportements et non-dits des patients. Résultats. Entre le 27 mai et le 30 juin 2016, 1 618 réponses ont été recueillies dont 1 452 ont pu être incluses. 362 répondants (24.9%) n’ont pas dit à leur médecin qu’ils sont végétariens. Certains non-dits et comportements sont plus fréquents si le patient a perçu une réaction négative ou a reçu le conseil de manger de la viande respectivement (p<0.001). 346 patients (31.7%) ont pensé à changer de médecin à cause de son regard sur leur végétarisme (RR=3.87 IC 95% [3.23-4.62]) et (RR=3.49 [2.95-4.13]). 346 patients (31.7%) ont hésité à parler de leur symptôme de peur qu’il soit relié à leur végétarisme (RR=2.36 [1.90-2.88]) et (RR=2.34 [1.92-2.84]). 615 patients (42.4%) ont déjà arrêté un traitement prescrit (RR=1.30 [1.14-1.49]) et (RR=1.49 [1.31-1.70]) dont 176 (28.6%), car il contenait des produits d’origine animale. Des carences ont été recherchées chez 687 patients (63%), trouvées chez 476 (32.8%). 225 patients (20.6%) ont reçu la prescription en minéraux et vitamines. 430 répondants (29.6%) rapportent manger des algues. Conclusion. Cette étude souligne l’impact du végétarisme dans la relation médecin-patient avec des comportements potentiellement à risque qui pourraient être influencés par le perçu de la réaction des médecins et leur conseil d’une alimentation carnée.

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